Langues régionales, le ministre rassure

Publié le par Marie-Helene Fabre

Saisi par le Sénateur Roland COURTEAU et par Marie Hélène FABRE, Députée suppléante sur les inquiétudes relatives à l’enseignement de l’Occitan dans l’Académie de Montpellier, le Ministre de l’Education Nationale Vincent PEILLON, vient de rassurer les deux élus.

 

Comme l’avaient demandé Marie Hélène FABRE et Roland COURTEAU, « le poste de Conseiller Pédagogique dans l’Aude est maintenu à temps plein, comme l’est également celui du Gard ».

 

Par ailleurs, le Ministre, leur précise que le Directeur Académique des Services de l’Education Nationale de l’Aude, « constitue actuellement un réseau d’enseignants et de formateurs, au plus près du terrain, sous la conduite du Conseiller Pédagogique en Occitan ».

 

De plus, une carte précise de l’implantation de l’Occitan et du Catalan, de la maternelle jusqu’au lycée, a été réalisée pour l’enseignement public et privé.

 

Selon le Ministre, « cette carte permettra de prendre des décisions fiables d’implantation ou de renforcement de l’enseignement des Langues Régionales, sur la base des propositions établies lors des Comités de suivi ».

 

Marie Hélène FABRE et Roland COURTEAU avaient également fait part au Ministre des inquiétudes du Centre Régional de l’Enseignement de l’Occitan, face aux menaces de réduction de la dotation horaire pour l’enseignement de l’Occitan, dans le second degré de l’enseignement public.

 

Là, également, le Ministre leur indique que cette dotation de 160 heures est maintenue. En remerciant le Ministre des apaisements apportés, les deux élus lui ont « réaffirmé leur souhait d’améliorer encore, l’implantation des Langues Régionales, dans l’Académie de Montpellier ».

 

 

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J
J'en connais un qui va être content, c'est Jacky. Faites attention, il serait capable de mettre des drapeaux occitans dans toutes les classes et vu la grandeur de celui qu'il a emmené en meeting,<br /> vous comprendrez mon angoisse. Merci à Marie-Hélène Fabre et à Mr Courteau qui ont su défendre notre langue régionale.
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M
Marie Jeanne VERNY,<br /> Présidente CREO Lengadòc<br /> 04 67 66 33 31<br /> <br /> Madame, je vous remercie, ainsi que Monsieur le Sénateur Courteau, de vos interventions.<br /> Pour des raisons techniques qu’il me serait difficile d’expliquer ici et que je souhaiterais vous expliquer par téléphone, les réponses de Monsieur le Ministre que vous nous transmettez ne sont pas<br /> de nature à nous rassurer complètement.<br /> Par ailleurs, je me permets de vous transmettre le questionnaire adressé par la FELCO (dont le CREO Lengadòc est l’association académique) aux candidats aux législatives, en vous priant de bien<br /> vouloir nous apporter vos réponses.<br /> Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc<br /> de l’Éducation Nationale<br /> (académies de Nice, Aix-Marseille, Grenoble, Clermont-Ferrand, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Limoges, Poitiers, Ile de France)<br /> Federacion dels Ensenhaires de Lenga e Cultura d’Òc<br /> <br /> Philippe Martel, professeur des Universités le 12 avril 2012<br /> Président de la FELCO<br /> <br /> Questionnaire aux candidats aux élections législatives 2012<br /> Voir les premières réponses sur notre site : http://www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=action&id=1110<br /> Madame, Monsieur,<br /> La FELCO fédère les Centres Régionaux d’Enseignement de l’Occitan qui rassemblent eux-mêmes les enseignants – et usagers, parents notamment – du service public de l’Education Nationale. C’est en<br /> effet à celle-ci qu’il revient, selon nous, la mission d’enseigner aux enfants de ce pays la langue et la culture d'oc.<br /> Depuis la loi Deixonne (1951), les portes des établissements scolaires s’étaient progressivement ouvertes aux langues régionales. Ces dernières années, en revanche, nous voyons les possibilités<br /> d’enseignement se réduire et la préparation de la prochaine rentrée nous fait craindre une forte diminution des possibilités et des moyens en postes notamment… et donc des effectifs d’élèves<br /> bénéficiant d’un enseignement de l’occitan.<br /> Nous nous adressons donc solennellement aux candidats aux législatives, en leur demandant quelles dispositions ils comptent prendre pour la transmission et le développement de ce patrimoine vivant<br /> de notre République. À cet effet nous vous adressons le questionnaire ci-joint. Toutes les réponses reçues seront communiquées à nos adhérents et médiatisées grâce à la mise en ligne sur notre site<br /> et la communication à la presse.<br /> Vous trouverez en annexe un récapitulatif concernant les textes nationaux et internationaux qui engagent notre pays, et qui sont pourtant appliqués avec parcimonie...<br /> Questionnaire<br /> 1) Quelles mesures comptez-vous prendre pour développer et généraliser l’offre d’enseignement de langues régionales dans le service public de l’Education Nationale ?<br /> 2) La proposition de loi élaborée par l'intergroupe parlementaire sur les langues régionales, réunissant des élus de tous les partis représentés au Parlement préconisait une politique d'offre de<br /> l'enseignement des langues régionales généralisée, sauf pour les parents qui la refuseraient explicitement. Soutenez-vous cette position ?<br /> 3) La reconnaissance des langues de France comme patrimoine « national » figure actuellement, et curieusement, à l'article 75-1, dans la partie du texte constitutionnel concernant les collectivités<br /> territoriales. Dans l'hypothèse d'une réforme de la Constitution, comptez-vous proposer que cette mention figure désormais dans l'article deux, en liaison avec l'affirmation du statut du français<br /> comme langue commune ?<br /> 4) La FELCO a réfléchi à la complémentarité du rôle des collectivités et de l’Etat en matière de langues régionales : http://www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=collec&id=58. Quels<br /> rôles respectifs pour l'Etat et les collectivités locales considérez-vous comme les plus appropriés pour assurer la protection et le développement de ce patrimoine national ?<br /> 5) Êtes-vous favorable<br /> - à la ratification de la Charte Européenne des langues de moindre diffusion, gelée en 1999 ?<br /> - à l’adoption d’une nouvelle loi visant à protéger nos langues et nos cultures ? (Voir propositions de la FELCO sur notre site :<br /> http://www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=deputat&id=216<br /> Merci de répondre par courriel à l’adresse mjvb@orange.fr<br /> <br /> Annexe : Les textes internationaux en faveur du maintien de la diversité linguistique et culturelle ne sont pas véritablement respectés et appliqués par la France bien qu'elle les ait signés.<br /> Il s’agit notamment de :<br /> • La convention de L’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ratifiée par la France en 2006, par laquelle la France s’est engagée à « prendre les mesures nécessaires pour<br /> assurer la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire » ;<br /> • La convention de l’UNESCO sur la promotion de la diversité des expressions culturelles entrée en vigueur en 2007 ;<br /> • Plusieurs recommandations européennes récentes outre la Charte européenne des langues régionales et minoritaires qui a été signée par la France même si elle n’a pas été ratifiée.<br /> Les petites avancées législatives et réglementaires de notre pays sont encore bien timides par rapport aux autres pays européens, ne répondent pas aux besoins et restent souvent sans effets.<br /> • L’article 75-1 de la Constitution stipule depuis le 21 juillet 2008 que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » mais selon le Conseil constitutionnel cet article ne<br /> leur donne aucun droit et ne donne aucun devoir à l’Etat à leur égard<br /> • Le code de l’Education prévoit, depuis le 23 avril 2005, à l’article 312-10 que « un enseignement de langues et cultures régionales peut être dispensé tout au long de la scolarité selon des<br /> modalités définies par convention entre l’Etat et les collectivités territoriales où ces langues sont en usage » mais la loi n’est pas appliquée dans toutes les régions concernées et les<br /> conventions signées risquent, faute de moyens, de n’être que des déclarations d’intention.
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